Le type Assassin existe depuis Limited Edition Alpha (1993), mais il a longtemps manqué de cartes pour porter un deck entier. Universes Beyond : Assassin’s Creed, sortie le 5 juillet 2024, a tout changé : elle étoffe massivement le type et introduit la mécanique freerunning, rendant le typal Assassin enfin viable en Commander. EDHREC lui consacre un guide complet ; voici l’essentiel pour choisir son commandant, comprendre ses cartes clés et protéger son deck.
Les Assassins, un type aussi vieux que Magic : de Royal Assassin (1993) à Assassin’s Creed (2024)
Le tout premier Assassin du jeu, Royal Assassin, figure dans Limited Edition Alpha, l’édition fondatrice d’août 1993. Sa capacité résume à elle seule l’esprit du type : « {T} : Détruisez une créature engagée ciblée ». Une menace de contrôle redoutable contre des créatures qui, à l’époque, devaient presque toutes s’engager pour attaquer.

Le hic, pendant près de trois décennies : Wizards a imprimé trop peu d’Assassins pour bâtir un deck typal cohérent. On jouait Royal Assassin comme pièce isolée, jamais comme tête d’archétype.
Universes Beyond : Assassin’s Creed, parue le 5 juillet 2024, renverse ce constat. Première extension à utiliser les Beyond Boosters, elle ajoute une vague d’Assassins jouables — créatures, commandants et payoffs — qui fait enfin passer le type au rang d’archétype viable en Commander.
Quel commandant pour un deck Assassins ? Ezio, Ramses, Queen Marchesa & co.
Le choix du commandant oriente tout le deck. Sur EDHREC, le plus populaire de l’archétype au moment de la rédaction est Ezio Auditore da Firenze : identité cinq couleurs, réduction de coût via freerunning, et une condition de victoire alternative capable de conclure la partie lorsqu’il frappe un adversaire déjà à faible total de points de vie.
Plusieurs « lords » et payoffs structurent ensuite l’archétype :
- Ramses, Assassin Lord — donne +1/+1 à vos Assassins et embarque sa propre condition de victoire alternative.
- Queen Marchesa — génère des jetons Assassin 1/1 grâce au mécanisme du monarque.
- Kelsien, the Plague — commandant Mardu orienté contrôle et « ping », avec une solide synergie contact mortel.
- Achilles Davenport — un lord doté de la menace, qui facilite le déclenchement du freerunning en forçant le passage des blessures.




| Commandant | Mécanisme clé | Rôle dans le deck |
|---|---|---|
| Ezio Auditore da Firenze | Freerunning + réduction de coût | Finisher (victoire alternative) |
| Ramses, Assassin Lord | Anthem +1/+1 aux Assassins | Pression typal + victoire alternative |
| Queen Marchesa | Monarque | Production de jetons Assassin 1/1 |
| Kelsien, the Plague | « Ping » + contact mortel | Contrôle / removal (Mardu) |
| Achilles Davenport | Menace | Active plus facilement le freerunning |
Pour situer les Assassins parmi les autres decks tribaux du format, le top 10 des précons Commander tribaux selon EDHREC offre de bons repères, tout comme notre tour d’horizon d’un deck typal Sorciers en Commander.
Freerunning, cartes clés et conditions de victoire
La mécanique qui fait tourner l’archétype, c’est le freerunning, un coût alternatif introduit par Assassin’s Creed.
Vous pouvez lancer une carte pour son coût de freerunning si, ce tour-ci, vous avez infligé des blessures de combat à un joueur avec un Assassin ou avec votre commandant. La créature concernée n’a même pas besoin d’être encore en vie au moment où vous payez ce coût.
Wizards of the Coast, mécaniques d’Assassin’s Creed (2024)
Concrètement, un seul coup porté ouvre la porte à une rafale de sorts à prix réduit dans le même tour. D’où l’intérêt de commandants comme Ezio (réduction de coût) ou Achilles Davenport (menace) : ils sécurisent le passage de blessures qui « allume » le reste de la main.
Côté cartes clés, Royal Assassin reste un excellent outil de contrôle, capable de neutraliser chaque tour une créature engagée. Les conditions de victoire, elles, se partagent entre le combat pur — un adversaire à faible total devient une cible idéale pour Ezio — et les victoires alternatives portées par des cartes comme Ramses, Assassin Lord.
Un mot d’honnêteté, enfin : les Assassins restent un typal de table casual, pensé pour des parties conviviales, pas un archétype de pointe du cEDH. C’est autant un atout qu’une limite — l’archétype est accessible et thématique sans prétendre dominer un méta compétitif.
Protéger et ranger son deck Commander : sleeves et deck box
Un deck Commander se joue en singleton et compte exactement 100 cartes, commandant inclus. La contrainte tombe à pic : un paquet de 100 sleeves Dragon Shield au format standard (66 × 91 mm, pour des cartes Magic d’environ 63 × 88 mm) protège un deck entier en simple-sleeve, sans surplus inutile.
Les joueurs en quête d’un rendu premium et d’une durabilité maximale passent au double-sleeve : il faut alors prévoir deux paquets de 100 par deck. Pour bien choisir épaisseur et finition, notre guide des sleeves détaille toutes les options.
Reste le transport. Une fois sleevé, un deck de 100 cartes prend du volume : mieux vaut une deck box prévue pour cette capacité, idéalement compatible double-sleeve. Le guide rangement et transport fait le tour des formats ; pour un deck unique bien protégé, une coque rigide comme la Double Shell Dragon Shield coche les cases.
À retenir
Trente ans après Royal Assassin, les Assassins ont enfin de quoi former un vrai deck typal, grâce à Assassin’s Creed et au freerunning. Ezio, Ramses ou Queen Marchesa offrent chacun une porte d’entrée différente — entre contrôle, agro et politique de table. Reste à assembler vos 100 cartes, puis à les protéger comme il se doit. Quel commandant Assassin choisiriez-vous pour ouvrir le bal sur votre table de jeu ?
Sources : EDHREC – Guide to Assassins in Commander, Wizards of the Coast – Assassin’s Creed Mechanics, EDHREC – Ezio Auditore da Firenze, Scryfall – Royal Assassin (Alpha), Dragon Shield



