- Un Monde en Convalescence
- L’Ascension d’Otaria
- La Découverte du Mirari
- Le Pouvoir Corrupteur
- Kamahl, le Champion des Fosses
- La Tragédie de Jeska
- La Rédemption par la Nature
- Phage : La Femme au Toucher Mortel
- Akroma : L’Ange de la Colère
- La Guerre des Incarnations
- Karona : La Fausse Déesse
- L’Incarnation de la Magie
- La Mort d’une Déesse
- Karn et la Création d’Argentum
- Un Monde de Métal Parfait
- Les Graines de la Corruption
- Les Rifts : Les Blessures du Temps
- Les Conséquences Cosmiques
- Le Retour de Teferi
- Bilan : Les Graines de la Catastrophe
- Dans le prochain épisode…
- Sources
Le soleil se levait sur Otaria, mais sa lumière semblait pâle, affaiblie. Un siècle s’était écoulé depuis la destruction de Yawgmoth, et pourtant Dominaria portait encore les stigmates de l’Apocalypse. Des continents entiers restaient des terres mortes, des forêts millénaires n’étaient plus que cendres, et le ciel lui-même semblait malade — traversé parfois par des lueurs étranges, des déchirures dans le tissu de la réalité.
Bienvenue dans l’épisode 6 de notre exploration du lore de Magic: The Gathering. Nous entrons dans une nouvelle ère : l’Ère des Rifts. Après la victoire pyrrhique contre Phyrexia, le Multivers doit faire face aux conséquences de quatre mille ans de conflits — des blessures cosmiques qui menacent d’engloutir la réalité elle-même.

Un Monde en Convalescence
La destruction de Yawgmoth avait sauvé Dominaria, mais à quel prix ? Des nations entières avaient été rayées de la carte. Benalia, Llanowar, Urborg — tous portaient les cicatrices de l’invasion phyrexiane. La population mondiale avait été décimée. La magie elle-même semblait affaiblie, comme si le plan tout entier souffrait d’une maladie invisible.
Mais la vie, comme toujours, trouvait un chemin. De nouvelles civilisations émergeaient des ruines. De nouveaux héros se levaient pour combler le vide laissé par les anciens. Et au centre de cette renaissance, un continent longtemps considéré comme périphérique prenait une importance nouvelle : Otaria.
L’Ascension d’Otaria
Otaria était un continent sauvage, éloigné des anciennes grandes puissances de Dominaria. Pendant l’invasion phyrexiane, son isolement l’avait relativement épargné. Maintenant, alors que les anciennes capitales étaient en ruines, Otaria devenait le nouveau cœur battant du monde.
Trois factions principales se disputaient le contrôle du continent :
- La Cabale — Une organisation criminelle dirigée par le mystérieux Patriarche, spécialisée dans les combats de gladiateurs et la magie noire
- L’Ordre — Les héritiers spirituels de Benalia, des chevaliers cherchant à imposer leur vision de la justice
- Les Barbares des Pardics — Des guerriers féroces vivant dans les montagnes volcaniques, fidèles aux anciennes traditions
Ces factions coexistaient dans une paix fragile, leurs conflits canalisés dans les arènes de combat de la Cabale — des fosses où les guerriers s’affrontaient pour la gloire, l’or, et parfois des prix bien plus précieux…

La Découverte du Mirari
C’est dans ce contexte qu’apparut l’artefact qui allait bouleverser le destin d’Otaria : le Mirari. Une sphère parfaite de métal argenté, pulsant d’une énergie mystérieuse. Personne ne savait d’où elle venait ni qui l’avait créée.
Ce que les habitants d’Otaria ignoraient, c’est que le Mirari était l’œuvre de Karn. Le golem devenu planeswalker avait créé cette sonde pour explorer le Multivers et collecter des informations. Mais quelque chose avait mal tourné. Le Mirari avait développé des propriétés imprévues — il amplifiait les désirs de quiconque le touchait, les rendant réels… souvent avec des conséquences catastrophiques.

Le Pouvoir Corrupteur
Le Mirari passa de main en main, laissant derrière lui une traînée de destruction. Chaque porteur était consumé par ses propres désirs amplifiés jusqu’à la folie. Un mage voulait le savoir absolu — il devint une masse informe de conscience pure, incapable de penser de manière cohérente. Un général voulait la victoire — ses armées se multiplièrent jusqu’à s’entre-dévorer faute de ressources.
L’artefact fut récupéré par Chainer, un démentiste de la Cabale capable de donner vie aux cauchemars. Fasciné par son pouvoir, il l’offrit au Patriarche, qui décida de l’utiliser comme prix ultime dans les tournois des arènes. Des guerriers du monde entier affluèrent vers Otaria, prêts à tout pour s’emparer de cette merveille.
À gauche, Chainer, le Maître de la Démence, dont les pouvoirs cauchemardesques faisaient de lui l’un des serviteurs les plus précieux du Patriarche. Au centre, les Coffres de la Cabale, symbole de la richesse et du pouvoir accumulés par l’organisation dans les marais d’Otaria. À droite, une Ombre Nantuko, l’une des nombreuses créatures corrompues qui servaient les intérêts de la Cabale.
Kamahl, le Champion des Fosses
Parmi les combattants qui affluaient vers les arènes, un barbare des montagnes Pardic se distinguait par sa férocité et son ambition : Kamahl. Armé d’une épée à deux mains légendaire et maîtrisant la magie du feu, il enchaînait les victoires avec une facilité déconcertante.
Kamahl ne combattait pas pour l’or ou la gloire. Depuis qu’il avait aperçu le Mirari briller au sommet du trône du Patriarche, une obsession dévorante s’était emparée de lui. Il devait posséder cette sphère. Chaque nuit, il rêvait de son éclat argenté. Chaque jour, il tuait pour s’en rapprocher.

La Tragédie de Jeska
Kamahl avait une sœur, Jeska, une guerrière aussi redoutable que lui. Ensemble, ils avaient grandi dans les montagnes, s’entraînant au combat depuis leur plus jeune âge. Leur lien était profond — deux âmes forgées dans le même feu.
Quand Kamahl remporta finalement le Mirari après une série de combats sanglants, il commit sa première erreur : il fixa l’artefact au pommeau de son épée. L’énergie du Mirari se mêla à sa magie de feu, amplifiant sa puissance… et sa rage.
Retournant dans les Pardics, Kamahl tenta d’unifier les tribus barbares sous son commandement. Mais son ambition amplifiée le rendait tyrannique, impitoyable. Quand Jeska osa le défier, questionnant sa soif de pouvoir…
Dans un accès de rage incontrôlable, Kamahl frappa.
Sa propre sœur. Avec l’épée du Mirari.
La lame laissa une blessure impossible à guérir — une brûlure magique qui consumait lentement Jeska de l’intérieur. Aucune magie, aucun guérisseur ne pouvait refermer cette plaie. Elle était condamnée à une mort lente et atroce.
“J’ai vu la lumière du Mirari, et elle a révélé le monstre que j’étais devenu.” — Kamahl, après avoir blessé Jeska
La Rédemption par la Nature
Horrifié par son acte, Kamahl chercha désespérément un moyen de sauver sa sœur. Ses recherches le menèrent à Krosa, une forêt ancienne et sauvage où la nature elle-même semblait consciente. Là, un ancien druide nantuko nommé Thriss accepta de l’enseigner.
Le voyage de Kamahl fut long et douloureux. Il dut abandonner la rage qui l’avait défini toute sa vie, apprendre à écouter plutôt qu’à dominer, à protéger plutôt qu’à détruire. La magie verte de la forêt remplaça progressivement les flammes rouges de sa jeunesse.
À gauche, Kamahl, Poing de Krosa — le barbare transformé en protecteur de la forêt, sa rage canalisée dans la défense de la nature. Au centre, une Bête de Krosa, l’une des créatures mutantes nées de l’influence du Mirari sur la forêt. À droite, Silvos, un élémental sauvage allié de Kamahl dans sa quête de rédemption.
Pendant que Kamahl se transformait, Jeska succombait à sa blessure d’une manière que personne n’avait prévue. La magie corrompue du Mirari ne la tuait pas — elle la transformait.
Phage : La Femme au Toucher Mortel
Jeska mourut… et renaquit sous le nom de Phage. Son corps avait survécu, mais son âme avait été tordue par la magie noire. Désormais, tout ce qu’elle touchait mourait instantanément. Un simple contact de sa peau nue suffisait à faire pourrir la chair, à dissoudre le métal, à éteindre la vie.
La Cabale, toujours à l’affût de nouveaux champions, s’empressa de recruter cette créature de cauchemar. Dans les arènes, Phage était invincible — aucun adversaire ne pouvait la toucher sans périr. Elle devint la championne la plus redoutée d’Otaria, une légende vivante de mort et de destruction.

Mais quelque part, au fond de ce corps corrompu, une étincelle de Jeska survivait. Des fragments de mémoire, des éclairs de conscience — la femme qu’elle avait été luttait contre le monstre qu’elle était devenue.
Akroma : L’Ange de la Colère
Pendant que Phage semait la mort dans les arènes, un autre être extraordinaire voyait le jour. Ixidor, un illusionniste de génie, avait perdu sa femme bien-aimée Nivea dans un combat contre Phage. Fou de douleur, il s’exila dans les déserts d’Otaria.
Là, isolé du monde, Ixidor découvrit un pouvoir terrifiant : ses illusions devenaient réelles. Tout ce qu’il imaginait prenait forme, substance, vie. Et dans son chagrin, il imagina un ange — un être de lumière pure, forgé pour venger Nivea.
À gauche, Ixidor, Sculpteur de Réalité, l’illusionniste dont le pouvoir transcendait les limites de l’imagination. Au centre, Akroma, Ange de la Colère, sa création la plus parfaite — un être de vengeance pure contre Phage. À droite, le Mémorial d’Akroma, témoignage de l’impact qu’elle aurait sur l’histoire d’Otaria.
Akroma était magnifique et terrifiante. Ses ailes de lumière embrasaient le ciel. Sa lance transperçait tout sur son passage. Et son seul objectif, implanté dans son essence même par Ixidor, était de détruire Phage.
Mais Akroma n’était pas vraiment un ange. Elle était une illusion devenue chair, un fantasme de vengeance sans âme propre. Elle possédait la forme de la pureté, mais son cœur n’abritait que la haine de son créateur.
La Guerre des Incarnations
Le conflit entre Phage et Akroma déchira Otaria. L’Ange rassembla une armée de fidèles qui voyaient en elle une messagère divine. Phage commandait les forces de la Cabale, ses légions de morts-vivants et de créatures cauchemardesques. Deux armées, deux philosophies, deux incarnations d’extrêmes opposés.
Les batailles faisaient des milliers de morts. Des villes entières étaient rasées. Le continent, déjà fragilisé par les séquelles de l’invasion phyrexiane, sombrait dans le chaos total.
Et au milieu de ce carnage, Kamahl observait. Le druide qu’il était devenu comprenait maintenant ce que le barbare n’avait jamais vu : le Mirari était la source de tout ce mal. Tant que l’artefact existerait, la destruction continuerait.
Karona : La Fausse Déesse
Le destin d’Otaria bascula lors d’une bataille apocalyptique. Kamahl, cherchant à mettre fin au conflit, affronta simultanément Phage et Akroma avec une arme spéciale : la Lame du Faucheur d’Âmes, forgée pour trancher les essences magiques.
Quand la lame frappa, quelque chose d’impensable se produisit. Phage, Akroma, et une troisième femme présente sur le champ de bataille — Zagorka, une vieille guerrière — furent toutes trois tuées simultanément. Mais leurs essences, au lieu de se dissiper, fusionnèrent dans une explosion de magie pure.
De cette fusion émergea Karona.

L’Incarnation de la Magie
Karona n’était pas simplement puissante — elle était la magie incarnée. Tout le mana de Dominaria coulait à travers elle. Sa présence altérait la réalité autour d’elle. Et le plus dangereux : elle pouvait accomplir tout ce que les gens croyaient qu’elle pouvait faire.
Les habitants d’Otaria la prirent pour une déesse. Des armées de fidèles se prosternèrent devant elle. Et plus ils croyaient en elle, plus ses pouvoirs grandissaient. Karona détruisit des cités d’un geste. Elle tua les Numena — d’anciens rois-sorciers qui avaient survécu depuis l’aube de Dominaria — d’un seul sort.
Mais Karona était instable. Trois conscienconces se battaient en elle : la rage de Phage, la vengeance d’Akroma, les souvenirs fragmentés de Zagorka. Elle était une bombe à retardement cosmique.

La Mort d’une Déesse
La fin de Karona vint de manière inattendue. Deux serviteurs loyaux — Sash et Waistcoat, des créatures créées par Ixidor — la frappèrent avec l’Épée du Mirari pendant qu’elle attaquait Kamahl. L’artefact qui avait causé tant de souffrance fut l’instrument de sa destruction.
Quand Karona mourut, elle se décomposa en ses trois composantes originelles. Akroma et Zagorka périrent définitivement. Mais Jeska… Jeska revint. Non seulement guérie de sa corruption, mais transformée de manière fondamentale. L’énergie libérée par la mort de Karona avait éveillé quelque chose en elle.
Une étincelle.
Jeska, la sœur de Kamahl, était devenue une planeswalker.
Karn et la Création d’Argentum
Pendant que le chaos consumait Otaria, Karn parcourait le Multivers. Le golem était devenu l’un des êtres les plus puissants de l’existence — porteur de l’étincelle d’Urza, de la sagesse de quatre millénaires, et d’un fardeau de culpabilité pour tous les sacrifices qu’il avait observés.
Karn rêvait de créer quelque chose de pur. Après avoir été témoin de tant de destruction — la Guerre des Frères, l’invasion phyrexiane, l’Apocalypse — il voulait prouver que la création pouvait triompher de la destruction.
Il trouva un espace désolé entre les plans, une poche de vide qu’il pourrait façonner selon sa volonté. Et là, seul, il créa Argentum.

Un Monde de Métal Parfait
Argentum était une merveille. Un monde entièrement fait de métal — argent, or, chrome — où chaque structure suivait des motifs géométriques parfaits. Pas de guerre. Pas de souffrance. Pas de mort. Juste la beauté pure de la création.
Mais Karn ne pouvait pas rester éternellement pour veiller sur sa création. Le Multivers était vaste, et il avait d’autres responsabilités. Il lui fallait un gardien.
Il se souvint du Mirari — la sonde qu’il avait créée et qui avait causé tant de dégâts sur Otaria. Karn récupéra l’artefact et le transforma. Il lui donna une forme humanoïde, une conscience, un but. Le Mirari devint Memnarch.

Les Graines de la Corruption
Karn ignorait qu’il portait en lui un passager mortel. Pendant ses voyages à travers Phyrexia avec les Neuf Titans, pendant les années au cœur du Weatherlight, des traces d’huile phyrexiane s’étaient accumulées dans ses mécanismes. Quelques gouttes seulement, invisibles, apparemment inoffensives.
Mais l’huile phyrexiane n’est jamais inoffensive. Elle attend. Elle se répand. Elle corrompt.
Quand Karn créa Memnarch et lui confia Argentum, il laissa des traces de cette huile dans le palais qu’il avait construit pour son gardien. Et l’huile commença son travail patient.
Memnarch, au fil des siècles, changea. Sa loyauté envers Karn se transforma en obsession. Sa mission de protection devint une quête de pouvoir. Il voulait une étincelle de planeswalker pour lui-même. Et pour l’obtenir, il était prêt à tout.
Il renomma Argentum en Mirrodin. Il utilisa des pièges à âmes pour kidnapper des créatures d’autres plans et les étudier. Il transforma le paradis de métal en un laboratoire géant, cherchant le secret de l’étincelle dans la chair de ses prisonniers.
Et tout ce temps, l’huile phyrexiane se répandait dans chaque recoin du plan…
Les Rifts : Les Blessures du Temps
Pendant que Mirrodin sombrait lentement dans la corruption, un autre problème — bien plus grave — menaçait l’ensemble du Multivers. Les Rifts temporels devenaient visibles.
Ces déchirures dans le tissu de la réalité existaient depuis longtemps, mais elles étaient restées cachées, dormantes. Maintenant, après l’Apocalypse, après la mort de Karona, après des millénaires d’abus de pouvoir par les planeswalkers quasi-divins, elles s’ouvraient.
Chaque rift était né d’un cataclysme :
- Tolaria — Les expériences temporelles d’Urza avaient créé une blessure qui ne s’était jamais refermée
- Yavimaya — L’explosion du Sylex, des millénaires plus tôt, avait déchiré le temps
- Shiv et Zhalfir — Teferi les avait phasés hors de la réalité pendant l’invasion, créant des anomalies
- Urborg — L’Overlay de Rath avait laissé des cicatrices dimensionnelles
- Otaria — La mort de Karona avait ouvert la blessure la plus récente
- Madara — Un combat entre Nicol Bolas et un démon léviathan, quinze mille ans plus tôt
À gauche, le Balayeur de Rifts, l’une des rares créatures capables de percevoir les anomalies temporelles. Au centre, l’Isolement Temporel représente le sort de ceux qui étaient piégés hors de leur époque. À droite, l’Acide de Réalité illustre comment la structure même de l’existence se dissolvait autour des rifts.
Les Conséquences Cosmiques
Les rifts ne se contentaient pas d’être des curiosités visuelles. Ils drainaient le mana de Dominaria — et par extension, de tout le Multivers. Chaque jour qui passait, la magie s’affaiblissait. Les sorts devenaient plus difficiles à lancer. Les créatures magiques mouraient sans raison apparente.
Plus inquiétant encore, les rifts laissaient passer des choses. Des échos du passé et du futur s’infiltraient dans le présent. Des armées d’époques révolues marchaient à nouveau. Des créatures qui n’existaient pas encore apparaissaient et disparaissaient. Le temps lui-même devenait instable.
Les planeswalkers qui approchaient les rifts ressentaient une douleur intense, une dissonance fondamentale avec leur nature même. Quelque chose devait être fait — mais quoi ? Comment réparer des blessures dans le tissu de la réalité ?
Le Retour de Teferi
Teferi avait été absent pendant l’invasion phyrexiane. L’ancien étudiant de Tolaria, devenu l’un des planeswalkers les plus puissants du Multivers, avait choisi de phaser Shiv et Zhalfir hors de la réalité plutôt que de les voir détruits par Phyrexia.
À l’époque, cela avait semblé être la décision sage. Maintenant, des siècles plus tard, Teferi comprenait son erreur. Son acte de “protection” avait créé deux des rifts les plus dangereux. Et Zhalfir — sa patrie, son peuple — était toujours piégée dans le vide, incapable de revenir.
Teferi revint sur Dominaria pour constater l’étendue des dégâts. Le plan qu’il avait connu était méconnaissable. Des continents entiers étaient des terres mortes. La magie s’éteignait. Et au-dessus de tout, les rifts béants déchiraient le ciel.
Il comprit qu’il ne pouvait pas réparer ce qu’il avait contribué à briser seul. Il lui faudrait de l’aide — et des sacrifices que même lui hésitait à contempler.
À gauche, Teferi, Pèlerin Temporel, marqué par des siècles de voyages à travers le temps et l’espace. Au centre, Perturber le Décorum illustre le chaos que les anomalies temporelles causaient dans les sociétés de Dominaria. À droite, la Brume Paradoxale représente les étranges phénomènes qui se multipliaient autour des rifts.
Bilan : Les Graines de la Catastrophe
Un siècle après l’Apocalypse, le Multivers était en crise. La victoire contre Yawgmoth n’avait été qu’un sursis. De nouvelles menaces, nées des cicatrices de l’ancienne guerre, se préparaient à engloutir tout ce qui existait.
À gauche, Tout est Poussière préfigure ce qui attendait Dominaria si les rifts n’étaient pas fermés. Au centre, le Décret d’Annihilation symbolise la destruction totale qui menaçait le Multivers. À droite, les Terres Abandonnées montrent ce que des continents entiers étaient devenus — des déserts sans vie ni magie.
Voici ce que cette ère a établi :
- Le Mirari — La création innocente de Karn a causé des décennies de chaos sur Otaria, révélant les dangers des artefacts laissés sans surveillance
- Jeska — La sœur de Kamahl a survécu à sa transformation en Phage et à la fusion avec Karona pour émerger comme planeswalker — elle jouera un rôle crucial dans ce qui vient
- Argentum/Mirrodin — Le paradis de métal de Karn est en train de devenir un enfer phyrexian, corrompue par l’huile que le golem portait sans le savoir
- Les Rifts — Les blessures temporelles menacent de détruire non seulement Dominaria, mais tout le Multivers
- Teferi — Le planeswalker doit affronter les conséquences de ses choix passés et trouver un moyen de réparer l’irréparable
Dans le prochain épisode…
Épisode 7 : La Spirale du Temps
Les rifts continuent de s’agrandir, drainant toute magie de Dominaria. Teferi rassemble les derniers grands planeswalkers — Freyalise, Lord Windgrace, Jeska — pour une mission désespérée. Mais fermer un rift exige un prix terrible : l’étincelle d’un planeswalker. Un par un, les derniers Oldwalkers devront choisir entre leur immortalité et la survie du Multivers. Et au bout du chemin, le Mending changera à jamais la nature même des planeswalkers.
Sources
- Odyssey (Vance Moore, 2001) — Roman couvrant la découverte du Mirari
- Chainer’s Torment (Scott McGough, 2002) — L’histoire de Chainer et de la Cabale
- Judgment (Will McDermott, 2002) — La transformation de Kamahl
- Onslaught (J. Robert King, 2002) — La guerre entre Phage et Akroma
- Scourge (J. Robert King, 2003) — La naissance et la mort de Karona
- Extensions Odyssey, Torment, Judgment (2001-2002) — Le bloc Otaria
- Extensions Onslaught, Legions, Scourge (2002-2003) — Le conflit Phage/Akroma
- MTG Wiki — Articles sur Mirari, Karona, Argentum, Time Rifts


















